Quand et comment calculer les pénalités de retard

Les pénalités de retard indemnisent le créancier : elles courent jour après jour sur le montant impayé, du lendemain de l'échéance jusqu'au paiement. Ce sont des intérêts simples : montant × taux × jours ÷ 365.

Entre professionnels, le Code de commerce les rend exigibles sans rappel. Les conditions générales fixent le taux, qui ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal ; à défaut, c'est le taux de refinancement de la BCE majoré de 10 points. Entre particuliers s'applique le taux légal.

Exemple : une facture de 5 000 euros échue le 31 janvier et payée le 30 juin compte 150 jours de retard ; à 10 % par an, les intérêts s'élèvent à 205,48 euros. S'y ajoute une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement.

Erreurs fréquentes

  • Compter le jour d'échéance lui-même : les pénalités commencent le lendemain.
  • Appliquer le taux légal dans une relation entre professionnels, où le taux minimum est bien plus élevé.
  • Capitaliser les intérêts, c'est-à-dire en calculer sur les intérêts déjà courus : ce n'est possible que dans des cas précis.

Questions fréquentes

Quel taux appliquer ?

Celui prévu dans les conditions générales de vente s'il existe, au minimum trois fois le taux légal ; sinon le taux de la BCE majoré de 10 points, en vigueur au 1er janvier ou au 1er juillet.

Faut-il envoyer une relance ?

Entre professionnels non : les pénalités sont dues dès le lendemain de l'échéance. Pour les autres dettes, une mise en demeure est en général nécessaire.

Et si le taux change pendant le retard ?

On calcule chaque période avec son taux et on additionne. Ce calculateur utilise un taux unique ; pour un long retard, fais un calcul par semestre.

Comment fonctionne ce calcul

Jours de retard = date de paiement − date d'échéance. Intérêts = montant × taux ÷ 100 × jours ÷ 365 (ou 360). Total dû = montant + intérêts. Intérêts par jour = montant × taux ÷ 100 ÷ 365.